dimanche 1 juin 2014

Les filles du président Moncef Marzouki



Les deux filles du président Marzouki vivent en France même si Nadia la cadette partage son temps entre les Etats-Unis, l’Italie et la France. Diplômées toutes deux  d’écoles et universités prestigieuses en France et aux USA, elles sont des professionnelles reconnues dans leur domaine respectif : le théâtre pour Myriam et les sciences politiques pour Nadia.
Myriam, metteure en scène, directrice artistique d’une compagnie théâtrale



Ancienne élève de l’Ecole Normale Sup en France, agrégée de philosophie, Myriam Marzouki s’est formée au jeu par le théâtre universitaire et les ateliers de l’Ecole du Théâtre de Chaillot. A la tête de sa troupe « la Compagnie du dernier soir » à Paris, elle travaille essentiellement sur un répertoire contemporain d’auteurs vivants en adaptant à la scène des textes atypiques ou inclassables, relevant aussi bien de l’essai que de la forme poétique. Aujourd’hui, elle continue son exploration des écritures contemporaines avec l’écrivain et poète Emmanuelle Pireyre, à qui elle a passé commande pour « Laissez-nous juste le temps de vous détruire (2011) ».
Artiste engagée, elle travaille actuellement sur « Invest in Democracy » une création à partir des extraits de la presse tunisienne et française, mixant allégrement les slogans politiques et commerciaux des 20 dernières années. Une redécouverte de la langue de bois de l’époque de Ben Ali, rabotée par les traits acérés de l’artiste, une plongée dans l’actualité récente, de l’immédiat après-Révolution.  Les premières représentations sont prévues pour le 1 er trimestre  2013
Nadia, politologue spécialiste des libertés religieuses
Docteure en science politique de Sciences Po Paris (2008), Nadia Marzouki a été « postdoctoral fellow » au Centre d’études du Moyen-Orient de l’université de Yale (2008-2010) et est actuellement en postdoctorat à l’Institut universitaire européen de Florence. Ses recherches portent sur l’expertise du religieux, les controverses publiques relatives à la liberté religieuse en Europe et aux États-Unis, ainsi que sur les conversions de l’islam au christianisme au Maghreb (Institut universitaire européen basé en Italie). Son doctorat ayant porté sur les débats universitaires publics et politiques sur l’islam, en France et aux Etats-Unis, elles est actuellement en train de transformer sa thèse en livre qui sera publié aux Etats-Unis puis en France (2013). Après avoir étudié la façon dont l’Occident gère la question des minorités religieuses, elle s’intéresse désormais  à la problématique inverse : comment au Maghreb, donc dans un contexte musulman, on gère la question de la diversité religieuse.

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