mardi 1 janvier 2013

السجن المؤبد ضد الشاعر القطري محمد الذيب العجمي لقصيدته كلنا تونس




قصيدة ابن الذيب كلنا تونس




كنا قد أشرنا في مدونتنا منذ أشهر عن هذه القضية . يوم الخميس الماضي وقع التقرير النهائي للمحاكم القطرية بسجن الشاعر محمد ابن الذيب العجمي بالحبس المؤبد : التهمة قصيدة كان قد كتبها بعيد الثورة التونسية و اسمها "كلنا تونس" 


Un poète qatari a été condamné à l’emprisonnement à perpétuité jeudi sous l’accusation d’insulter l’émir de ce petit État de Golfe, dans un procès qui s’est déroulé dans le secret.

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Mohammad Ibn al-Dheeb al-Ajami
Mohammad Ibn al-Dheeb al-Ajami a été arrêté le 16 novembre 2011 sous l’accusation « d’insulter » l’émir du Qatar et « d’incitation au renversement du régime, » a rapporté l’AFP.
Son avocat, Nagib al-Naimi, a confirmé la sentence de la cour, et a indiqué qu’il ferait appel du verdict.
Al-Naimi a indiqué aussi que son client était emprisonné en isolement complet depuis presque une année et qu’il n’avait pas vu une seule fois sa famille.
Selon des militants des droits de l’homme, les accusations portées contre Ibn al-Dheeb al-Ajami concernent son « poème du Jasmin, » écrit en 2010 en appui au soulèvement Tunisien.
Les accusations d’insulte semblent être basées sur le vers : « nous sommes tous la Tunisie face aux régimes oppressifs ».
Le poème peut être écouté ci-dessous :
Un document venant de la cour et en circulation sur les réseaux, détaille la condamnation d’Ibn al-Dheeb al-Ajami, et suscite la colère des avocats.
Amnesty international a légalement dénoncé les irrégularités dans le procès d’al-Ajami , puisque des sessions du tribunal « ont été, semble-t-il, tenues dans le secret. »
L’avocat al-Naimi a été empêché de suivre une des sessions du tribunal, et a dû assurer une défense écrite, rapporte Amnisty.
L’acte d’accusation contre Ibn al-Dheeb al-Ajami est en opposition totale avec la recommandation publique émise par le Sheikh Hamad bin Khalifa al-Thani, pour la liberté d’expression. Celui-ci avait mis en place en 2008 un Centre de Doha pour la Liberté des Médias, supposé favoriser la liberté de la presse.
Mais la liberté d’expression est strictement sous contrôle dans cette nation riche en pétrole, qui est un allié très proche des États-Unis.
Au Qatar, « l’incitation à renverser le régime » est une accusation punissable par la peine de mort, alors que « insulter l’émir » entraîne une peine de prison de cinq ans, disent les organisation de défense des droits des citoyens.
Human Rights Watch a dénoncé l’incarcération d’Ibn al-Dheeb al-Ajami comme une nouvelle preuve « du double standard appliqué au Qatar concernant la liberté d’expression. »

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