jeudi 13 août 2015

Corruption en Tunisie : ces affaires classées et non résolues qui ont pourtant coûté des milliards


Aucun Tunisien n' ignore que dés le lendemain du 14 Janvier 2011, s' est mise en place une industrie
 de blanchiment des crimes de la famille élargie de zebla et de leurs obligés.

Tout s' est joué par une impunité séléctive qui a épargné certains clans qui étaient pourtant répertoriés

 comme "the nexus of corruption" (le sommet de la corruption, dans les télégrammes diplomatiques U.S 
révélés par Wikileaks, à l' instar des filles et des gendres de zebla, Slim Zarrouk et Marouane Mabrouk 
notamment.

Dés la nomination du gouvernement Sebssi avec ses "Mabrouk Boys" 

 (Jalloul Ayed, Mehdi Houass, Said Aidi,  Yassine Brahim ) suggérés par le Rothschildien Hakim El Karoui, 
le ton était donné.




Des affaires classées qui ont pourtant coûté des milliards de dollars au peuple tunisien,
Le dossier que nous présentons cible les opérations réalisées par l’entourage immédiat de Ben Ali.
 La liste n’est évidemment pas complète car quelques proches du pouvoir opèrent par l’intermédiaire
 de prête-noms et le suivi des opérations devient plus difficile.
Bien que l’ensemble des secteurs de l’économie du pays ait été touché par la rapacité des proches de 
Ben Ali, ce sont évidement les gros marchés et les meilleures entreprises du pays qui ont été visées 
en premier. Ainsi, les privatisations ont toutes été opérées dans l’illégalité totale et en contradiction flagrante 
avec la loi et les règlements.
La première grande victime de ces opérations est le peuple tunisien, un peuple qui a été complètement vidé 
de sa substance par Ben Ali et son entourage, et ce, pour s’assurer de sa main-mise sur le pays en 
éliminant toute voix discordante et en allant jusqu’à créer de toutes pièces une opposition fantoche.
Cette dynamique concourt très rapidement à la désintégration de la société tunisienne et à l’émergence
 des extrêmes.
LE SECTEUR BANCAIRE
Le clan Ben Ali a commencé son enrichissement par l’entremise des crédits sans garanties accordés par 
les banques nationales de développement. Ces pratiques, poussées à l’extrême, ont mis à mal ces 
institutions. Alors, pour avoir les coudées franches, le clan a décidé de s’approprier des institutions financières.

LA BANQUE INTERNATIONALE ARABE DE TUNISIE
La prise de contrôle de la BIAT a été opérée d’une façon complètement opaque par une famille proche 
du pouvoir. Les frères Mabrouk ont opéré une prise de contrôle musclée de ladite banque, l’un des 
fleurons du secteur bancaire tunisien. La famille Mabrouk, qui était déjà fortunée sous l’ancien régime, 
et même avant l’Indépendance, s’est toujours assuré des liens privilégiés avec le pouvoir en place. 
Elle possède aujourd’hui un empire commercial et financier qui a été bâti, depuis l’union avec les
 Ben Ali, sur des passe-droits et des coups de pouce «venus d’en haut».

LA BANQUE DE TUNISIE
La Banque de Tunisie, l’une des plus anciennes institutions bancaires du pays, connue pour son
 professionnalisme et son excellente gestion, est tombée dans l’escarcelle de Monsieur Belhassen Trabelsi, 
frère de Mme Ben Ali. La prise de contrôle de la banque a été faite d’une façon qui s’apparente à 
un véritable hold-up. Plusieurs grands actionnaires ont été mis devant le fait accompli et la direction de la
 banque a été accordée à Mme Abdallah, femme de Abdelwahab Abdallah, qui, avec Abdelaziz Ben Dhia, 
est l’un des deux piliers du régime, et qui est, comme nous le verrons plus loin, l’homme qui a bloqué toute 
émergence d’une société civile en Tunisie.



DEUX NOUVELLES BANQUES
Alors que la Banque Mondiale et le FMI dénoncent dans leurs rapports envoyés aux autorités tunisiennes
 le «surbanking» du pays (trop de banques par rapport aux besoins de l’économie) et évoquent la 
nécessité d’opérer des concentrations et des fusions des institutions bancaires, le gouvernement, 
par l’intermédiaire du gouverneur de la banque centrale, délivre deux licences de banque à deux gendres
 du président, la Banque Zitouna pour M. Matri et la MEDIOBANCA pour M. Slim Zarrouk.



PRIVATISATION DE LA BANQUE DU SUD
Il ne s’agit pas ici de la prise de contrôle d’une banque, mais d’un délit d’initié qui a privé l’Etat d’un revenu 
considérable au profit de la famille. Il faut rappeler que la vente de la Banque du Sud au groupe 
hispano-marocain ATTIJARI BANK s’est faite à travers un délit d’initié coopté par l’État: Sakhr el Matri,
 gendre de Ben Ali a acheté à bas prix une part des actions de la Banque du Sud et les a revendues, 
avec une grosse plus value, au moment de l’OPA lancée par le groupe hispano-marocain.

COMMISSION DE CONTRÔLE DES TRANSFERTS À LA BANQUE CENTRALE
D’énormes abus ont été constatés en matière de transfert d’argent à l’étranger, des mouvements de

 fonds de plusieurs centaines de milliards sont effectués en totale contradiction avec la loi tunisienne sur les
 transferts de devises.

Une commission d’enquête doit être organisée pour arrêter ce fléau de fuite de devises dont bénéficient

 Ben Ali et ses proches.



LE SECTEUR DES TRANSPORTS
La SOCIETE ENNAKL :
Volkswagen – Audi – Porsche – Seat – KIA
La société nationale Ennakl a été quasiment offerte au gendre de Ben Ali, Sakhr el Matri, qui sans aucun
 apport personnel, par l’intermédiaire de crédits accordés (sans aucune garantie) par la BNA, s’est 
retrouvé à la tête de cette entreprise. Aux dernières nouvelles, le chèque de 17 millions de dinars
 déposé par Sakhr el Matri en garantie au ministère des Finances n’aurait pas été versé à ce jour.
Il faut également mentionner le fait que selon les experts, la valeur réelle de l’entreprise serait au minimum 
de 300% supérieure à la valeur de la transaction.
Dès la prise de contrôle de cette société par M. Matri, les licences d’importation de véhicules, qui étaient 
accordées au compte-gouttes selon les besoins du pays, ont été données à tour de bras et on en est même 
arrivés à importer des Porsche qui coûtent un peu moins de 500 mille dinars ! Ce qui constitue une
 absurdité absolue dans un pays comme la Tunisie.
Concernant KIA, des industriels coréens sont venus pour monter en Tunisie une industrie de fabrication 
de pièces détachées, et encore une fois, c’est un proche de Ben Ali, Sakhr el Matri, qui s’est approprié 
la licence d’importation et de distribution des véhicules.



LA SOCIÉTÉ LE MOTEUR

Mercedes – Fiat …

La Société LE MOTEUR, l’un des fleurons de l’État, propriétaire des «cartes» MERCEDES et FIAT,

 entre autres, a été privatisée dans des conditions très obscures au bénéfice de Cyrine Ben Ali et de son 
époux Marouane Mabrouk.
La décision de privatisation a été suivie par la mise à l’écart du Secrétaire d’État a la privatisation à 
cause du fait qu’il ait défendu un prix de cession beaucoup plus élevé.



PEUGEOT
En décembre 2008, la fille cadette de Ben Ali a été promise à un jeune garçon de la famille Ben Gaied. 
Le jeune homme a alors été immédiatement coopté comme P.D.-G. de la Société STAFIM PEUGEOT, 
dont les actions ont été achetées au rabais, sinon au nominal, auprès de la BIAT, banque du groupe Mabrouk,
 allié à Ben Ali.
FORD – range rover – jaguar – hyunday – man
La privatisation à très bas prix de la société étatique qui détenait la licence Ford a été réalisée par

 Belhassen Trabelsi, frère de Mme Ben Ali, et son ami Hamadi Touil.

Ils ont réussi à imposer à tout le secteur public l’achat de leurs véhicules.
Plusieurs « cartes » de marques leurs sont attribuées, comme Range Rover, Jaguar et Hyundai, 

sans compter l’assemblage des véhicules MAN.

Les seules taxes qui baissent sont celles des voitures !
Le marché automobile étant trusté par les familles proches de Ben Ali, les seules taxes qui baissent sont 
celles des voitures.
Ces baisses des taxes ne concernent pas seulement les voitures populaires, mais aussi des voitures 
de luxe dont le montant dépasse parfois le prix d’une usine.



TUNISAIR
La compagnie Tunisair, fleuron historique de l’aérien tunisien, a subi sous l’ère Ben Ali un harcèlement 
sans précédent de la part de la famille.
La Présidence de la République, comme si elle n’avait pas d’autres chats à fouetter, s’est immiscée dans
 toutes les décisions de la Compagnie, et ce, de la désignation des hôtesses à l’achat d’avions, 
principalement depuis l’arrivée à la tête de la Compagnie du tristement célèbre Rafaa Dekhil qui s’est donné
 corps et âme à la famille.
Parmi les scandales, deux sont d’une dimension légendaire. L’un concerne l’achat par la compagnie, pour
 le compte de la Présidence, d’un Boeing 737/600 comportant salons, chambres à coucher, bureaux
 (on se demande pourquoi).
Nonobstant le fait que ces achats pèsent très lourd sur les comptes de la compagnie, on se demande
 pourquoi Ben Ali a besoin d’un luxe pareil alors que, depuis l’Indépendance, un simple réaménagement 
des avions existants était suffisant pour les voyages officiels.
Si M. Ben Ali avait développé une diplomatie active, cet achat surdimensionné par rapport à la taille du 
pays aurait pu à la limite se justifier, mais la politique internationale de la Tunisie s’est complètement 
désintégrée durant le règne de Ben Ali qui n’est plus reçu que par des dictateurs ou, au meilleur des cas, 
des présidents honorifiques.
Or, cet avion gouvernemental sert surtout pour les voyages privés de la famille qui part régulièrement 
calmer son avidité au Boulevard St Honoré et va frimer aux frais de l’État à St Tropez ou ailleurs.
Comme si cela ne suffisait pas, voici que Ben Ali décide de faire acheter par Tunisair un nouvel avion, 
un A340 qui coûte, au prix catalogue d’Airbus, 280 millions d’euros ; auxquels il faut ajouter les frais 
de réaménagement qui font que cet avion coûtera, à sa livraison, à peu prés 600 milliards. De quoi
 relancer le développement de plusieurs régions du pays et donner du travail à des dizaines de milliers de
 chômeurs.
Pour comparaison, l’achat par le gouvernement français d’un A320 usagé a provoqué un tollé général 
en France. Or, l’avion de M. Ben Ali coûtera le prix de 8 (huit) A320, et ce, pour un pays dont le PIB est 
des centaines de fois inférieur à celui de la France.
Il faut également ajouter qu’à la suite de cet achat noyé dans une grosse commande de Tunisair,
 messieurs Sakhr el Matri et Belhassen Trabelsi ont acheté deux avions privés.



Carthago Airlines & Nouvelair
Concernant les licences accordées aux compagnies aériennes :
Licence accordée à Slim Chiboub et Aziz Miled pour Nouvelair.
Licence accordée à Belhassen Trabelsi pour Carthago-airlines et fusion de Carthago et de Nouvelair 
après la disgrâce de Slim Chiboub.



Gestion des services de l’aéroport de Tunis
La concession du premier opérateur privé pour la gestion de la logistique des services de l’OPAT a 
été accordée dans une opacité totale à la société MAS. Encore une fois, c’est un gendre de Ben Ali, 
M. Slim Zarrouk, qui en est le bénéficiaire. Dans quelles conditions financières et pourquoi lui?
Appel d’offres pour la privatisation des free-shops
La société qui a été retenue pour l’attribution de la licence des Free-Shops est la Sté Weitnauer 
qui était chapeautée par Sofiene Ben Ali et Abderahmane Tlili. Ce dernier a ensuite été mis hors-circuit.



La Compagnie Tunisienne de Navigation
La CTN, compagnie de navigation historique, qui a joué depuis l’Indépendance un rôle exceptionnel 
dans l’économie du pays, est aussi visée par les proches de Ben Ali, surtout depuis que le jeune
 Sakhr el Matri a ouvert son village pour croisiéristes.
Avant la privatisation prévue de la CTN, la compagnie a reçu l’ordre de commander à coup de 
centaines de milliards de nouveaux navires qui ne seront livrés qu’une fois la CTN privatisée, et ce, 
pour le bénéfice des futurs preneurs qui sont déjà choisis par le pouvoir.

Imed trabelsi et la CTN
Imed Trabelsi, connu pour ses frasques dont le vol et recel de yachts et une multitude d’opérations
 douteuses, a également créé à lui tout seul une nouvelle ligne pour la CTN reliant Sfax à Tripoli.
 Il a laissé une ardoise de plusieurs centaines de milliers de dinars à la CTN.

LE SECTEUR DES TELECOMMUNICATIONS
TUNISIANA
L’État tunisien se fait voler des centaines de millions de dinars par les «Premières Dames» de Tunisie 
et de Palestine.
Pourquoi la deuxième concession de téléphonie mobile a-t-elle été accordée à El Sawiress,
 un ami de Mme Arafat? Parce que Mme Arafat a demandé à son amie, Mme Ben Ali d’intercéder 
en sa faveur contre une somme faramineuse.
Encore une fois, dans cette affaire, c’est l’État tunisien qui s’est fait voler une somme d’à peu près 400 
millions de dinars.
L’ouverture des offres pour la licence de téléphonie mobile a révélé que VIVENDI était le mieux placé 
pour l’emporter. Mais pour leur propre intérêt, les proches de M. Ben Ali ont averti ORASCOM pour 
qu’il fasse une contre-offre supérieure à celle de VIVENDI.
Six mois après avoir obtenu la licence, ORASCOM n’avait toujours pas réglé le gouvernement tunisien. 
Après plusieurs menaces du ministère des Télécoms pour annuler la transaction, les proches de Ben Ali 
et à leur tête Mongi Safra ont concocté une solution miracle qui restera dans les annales de l’histoire des 
détournements de biens public de la planète : un groupe de financiers s’est réuni pour accorder à 
Orascom un crédit avec un pool bancaire 100% tunisien. Et la licence, accordée à une société étrangère,
a donc fini par être payée avec un chèque en dinars tunisiens ! Ce sont donc les banques tunisiennes qui 
ont offert Tunisiana à Orascom!
Cette affaire a provoqué des remous jusqu’à la Banque Mondiale qui, constatant ces irrégularités flagrantes,
 a décidé d’annuler un crédit bancaire à long terme de 250 millions de dollars au bénéfice de la Tunisie.
L’affaire TUNISIANA n’est qu’un épisode des frasques des deux «Premières Dames» qui ont également 
défrayé la chronique par la création de l’ISC.



L’AFFAIRE WATANIA-QTEL / SAKHR EL MATRI
La téléphonie mobile étant une activité délicate pour la sécurité du pays, la Tunisie n’a pas manqué, 
comme cela se fait partout ailleurs, de conditionner la vente de parts des entreprises de téléphonie à 
approbation préalable.
Watania-Qtel, propriétaire de 50% de Tunisiana, a décidé d’acquérir les 50% restants. Or, pour obtenir
 l’aval du gouvernement tunisien, Watania Qtel a« offert »à Skhar el Matri 25 % de l’affaire en contrepartie 
de l’aval du gouvernement et de la promesse d’obtention d’une licence 3G.
Tout le montage financier dont on parle dans les médias tunisiens est pur mensonge, 
nous publierons ultérieurement les documents prouvant la malversation.



ORANGE
Les opérations se suivent et se ressemblent, la licence du troisième opérateur téléphonique a 
été accordée à la fille du président, Cyrine Ben Ali, qui est également, à travers Planet Tunisie,
 le principal fournisseur d’accès Internet du pays.
Le contrat signé entre ORANGE et l’État tunisien prévoyait une clause de non concurrence d’une année 
concernant la licence 3G.
Ce contrat stipulait que si la licence 3G était accordée dans l’année à un autre opérateur, l’État se verrait 
obligé de rembourser 70 millions de dinars du montant de la licence.
Il est étonnant que l’État n’ait pas su attendre une année avant d’accorder à un autre opérateur 
une licence 3G. La Tunisie a ainsi perdu 70 millions de dinars.

LE SECTEUR DES MEDIAS
La famille Ben Ali est aujourd’hui à la tête d’un empire médiatique sans précédent dans l’histoire.
 Cet empire couvre tous les secteurs médiatiques, de la presse écrite à la télévision.



RADIO MOSAIQUE FM
Il était clair que les médias aussi allaient subir la razzia de la famille de Ben Ali. Non seulement pour des 
raisons économiques, mais aussi pour des raisons d’influence politique. En effet, dans leur folie des 
grandeurs, les proches de Ben Ali se sont crus aptes à prendre le pouvoir, c’est ainsi qu’ils ont investi à
 tour de bras dans les médias. Radio, journaux, agences de publicité. Nous nous en tiendrons ici aux grands
 médias.
C’est ainsi que la licence de la première radio privée a été accordée à un groupe d’hommes d’affaires dont
 Belhassen Trabelsi est comme par hasard le frère de Mme Ben Ali.
Pour couper court aux rumeurs, la licence a été accordée au nom de M. Boutar, prête-nom et P.D.G. 
de ladite radio.



CHAMS FM
Autre radio privée, mais même système : la licence de CHAMS FM a été accordée à la fille Ben Ali épouse
 Mabrouk. Le prête-nom est Fathi Bhouri, ancien directeur général de Planet Tunisie, dont elle est également
 propriétaire.



ZITOUNA FM
L’imagination ne fait pas partie des proches du régime: la licence de ZITOUNA FM a été accordée à 
Sakhr el Matri, gendre du président qui, à travers cette radio «islamisante», veut se faire passer pour 
un «véritable musulman» et acquérir les faveurs du peuple.



JAWHARA FM
Pour ne pas être en reste, évoquons la radio FM du Sahel. La licence a été donnée à M. Néji Mhiri, 
ami personnel de Ben Ali et administrateur à la Banque Centrale de Tunisie alors qu’il doit environ 600 millions 
de dinars aux banques tunisiennes!



CARTHAGE TV
Non content d’avoir, avec leur société de production CACTUS, complètement phagocyté la télévision 
nationale avec la vente de programmes achetés clé en main et la production de séries vendues
 à l’avance avec l’appropriation des plages publicitaires, Belhassen Trabelsi et Sami Fehri décident de créer
 leur propre chaîne de télévision.
Il faut noter que Cactus production s’est approprié, ces dernières années, 60 % des revenus de la chaine
 nationale TV7. Les directeurs de la chaîne ont ainsi contribué à l’effacement de toute une génération 
de producteurs en achetant au seul Cactus l’écrasante majorité des programmes.



HANNIBAL TV
Même procédé complètement illégal d’accord de licence que pour les radios.
Monsieur Mohamed Nasra, époux d’une proche de Mme Ben Ali a obtenu la première licence 
privée de télévision. Il a d’ailleurs contribué de façon exceptionnelle à l’abêtissement de la société 
tunisienne en présentant des débats nerveux qui ne concernent jamais les questions essentielles que
 tous les Tunisiens se posent.
Il faut également mentionner qu’Hannibal TV doit au fisc tunisien plus de 5 millions de dinars et que les
 ordres de laisser faire partent directement de la Présidence de la République !
D’autre part, comme si tout ceci ne suffisait pas, le patron d’Hannibal TV jouit d’une immunité de fait devant
 les tribunaux. Il ne paie aucun fournisseur de sa chaîne et ne verse aucun droit de retransmission à la 
Fédération tunisienne de football, privant ainsi les clubs de football d’une source de revenus très importante.

Groupe Dar Assabah
A la suite d’une dispute au sein de la famille propriétaire du groupe de presse Dar Assabah, Sakhr el Matri 
a racheté l’affaire.
Le groupe Assabah publie, entre autres titres, les journaux Assabah et Le Temps.
Le contrôle des médias en Tunisie est complété par le système mis en place par l’un des piliers du régime,
 M. Abdelwahab Abdallah, qui contrôle tout le reste des médias grâce à une agence d’État :
L’ATCE
L’Agence Tunisienne de Communication Extérieure est l’organisme mis en place par Abdelwahab Abdallah 
pour mettre au pas les médias qui aspireraient à une quelconque liberté d’expression et contrôler ainsi
 toute émergence d’une société civile.

L’ATCE gère le budget publicitaire de toutes les entreprises étatiques et l’utilise pour soumettre les médias 
à l’autorité de M. Abdelwahab Abdallah.
Exemple : un média tunisien s’exprime d’une façon qui ne plait pas au régime. Immédiatement, le service 
des commandes publicitaires de l’ATCE est averti et retire à ce média toutes les publicités étatiques qui lui 
sont dévolues. Il ne reste alors qu’un seul choix au responsable du média en question : se limiter aux 
insertions du secteur privé. Or, Abdelwahab Abdallah et ses sbires vont jusqu’à influencer les choix 
publicitaires des entreprises privées en appelant les responsables pour leur conseiller de retirer leur budget 
au média en question.
Mais il ne faut pas croire que l’essentiel de cet argent va aux médias amis. Plusieurs millions d’euros de
 l’ATCE (donc des entreprises publiques) sont destinés à financer la communication extérieure de
 M. Abdelwahab Abdallah en payant à tour de bras :
• des médias réputés indépendants (Jeune Afrique, Arabies, Tunisie PLUS…)
• des responsables politiques étrangers.
• des auteurs de livres qui font l’apologie du régime, comme ceux du journaliste-mercenaire Salvatore
 Lombardo qui présente Ben Ali comme une grande personnalité politique internationale, porteuse d’un
 grand message humanitaire.
En même temps, l’ATCE compte, partout dans le monde, des protégés, des agents qui, à la première alerte
 politique, écrivent des articles et produisent des reportages soulignant l’excellente gouvernance de la Tunisie.
 Il est utile de préciser que ce ne sont que les médias nationaux qui reproduisent l’essentiel de ces 
articles et reportages, et ce, pour mieux tromper les Tunisiens en voulant leur faire croire que les médias
 internationaux parlent de la «réussite de la Tunisie de Ben Ali» alors qu’il ne s’agit que de journalistes payés.
La communication politique de M. Abdallah s’évertue également, envers l’opinion publique étrangère, 
à présenter Ben Ali comme un bouclier contre l’islamisme radical. A chaque crisette ou crise, 
ses journalistes-agents véreux crient au loup: « Les islamistes veulent prendre le pouvoir » !
 Or la population tunisienne dans son écrasante majorité a toujours renié l’islamisme radical. Seul le 
comportement indigne et irresponsable des proches du régime pousse les Tunisiens vers l’extrémisme.

D’ailleurs, nous avons appris que face à la révolte actuelle, les conseillers politiques de Ben Ali ont évoqué
 la nécessité d’une grande manipulation destinée à détourner la population de ses revendications 
légitimes. En effet, une action terroriste islamiste commanditée par le pouvoir serait en gestation. 
C’est tout ce que ces conseillers de Ben Ali auraient trouvé pour salir cette révolte non violente et légitime. 
Cette recette consistant à brandir l’épouvantail de l’islamisme radical est une recette vieillotte qui ne trompe
 plus personne et qui renvoie à chaque fois aux calendes grecques les réformes nécessaires au pays.
Les manœuvres de désinformation à grande échelle sont subies par la Tunisie depuis les premières 
années du régime de Ben Ali. Mais la nullité de la communication politique tunisienne a détourné l’ensemble 
de la population vers les chaînes étrangères, Al Jazera en premier lieu.
Il faut aussi rajouter à l’actif de M. Abdelwahab Abdallah l’une des plus stupides opérations de censure de 
toute la planète. En effet, à la fin des années 90, un livre dénonçant les dérives de Ben Ali étant paru à
 Paris, Monsieur Abdallah donna l’ordre d’acheter tous les exemplaires. C’est ainsi qu’il propulsa ce livre 
au top des ventes, lui donnant un succès et une notoriété inespérés.
Cette leçon n’a même pas servi à Monsieur Abdallah, car une autre version de la même bêtise a été 
renouvelée une décennie plus tard concernant le livre «La Régente de Carthage». La plainte déposée 
sans base juridique devant le tribunal des référés à Paris par Me Samia Maktouf, dont l’habileté s’est 
limitée à l’obtention des faveurs de Mme Ben Ali, a donné au livre un coup de pouce publicitaire sans 
précédent puisque tous les journaux en ont parlé. Autre conséquence des limites intellectuelles de ces 
deux conseillers politiques de Ben Ali : la campagne de fouilles opérée durant des mois aux aéroports 
tunisiens à la suite de la publication de «La Régente de Carthage» restera dans les annales : les douaniers
 et policiers avaient reçu l’ordre de demander à tous les arrivants en Tunisie : «Avez-vous des livres dans 
vos bagages?». Beaucoup ont dû croire que les livres, comme la drogue ou les explosifs, étaient interdits
 en Tunisie.
Triste résultat pour l’un des rares pays au monde ayant 3000 ans de civilisation.



LE SECTEUR DE L’IMMOBILIER
Faire une liste des biens et opérations immobilières concernant la famille élargie de Ben Ali est une 
opération de longue haleine.
Nous citerons, dans le tas, la razzia opérée par Belhassen Trabelsi sur les maisons de Sidi Bou Said et 
l’acquisition au dinar symbolique du village touristique construit autour du port de Sidi Bou Said et 
le groupe des hôtels Carthago vendu dernièrement au libyen Leico.
A Gammarth, Slim Chiboub et Aziz Miled ont construit une marina.
La zone «Les Côtes de Carthage» a été presque entièrement distribuée par l’Agence Foncière Touristique 
aux Ben Ali, Trabelsi, Mabrouk, etc…
La plupart des opérations immobilières du pays sont aux mains de la famille. Ben Ali leur distribue des 
zones entières. Il l’a fait pour Montassar Maherzi (époux de la sœur de Mme Ben Ali)à Gabès, pour lui-même
 à la Baie des Anges au Kantaoui, il a distribué à tour de bras des dizaines de milliers d’hectares de terres
 agricoles à ses proches (Utique, Zagouan etc…).



L’AGENCE FONCIERE D’HABITATION
L’AFH, agence étatique qui a garanti, durant des décennies, aux foyers tunisiens à revenu faible ou 
moyen l’accès à la propriété est devenue une véritable pompe à fric au bénéfice des proches du pouvoir
 qui en usent pour soudoyer tous ceux qui les soutiennent.
C’est ainsi que les proches du pouvoir mettent en danger l’un des meilleurs acquis de l’histoire sociale de la
 Tunisie : l’accession à la propriété.



LES TERRAINS DE LA SATPEC A GAMMARTH
La SATPEC, organisme fondé pour la promotion du cinéma tunisien, a été concédée à une société 
appartenant à Tarak Ben Ammar. Mais là où le bât blesse, c’est qu’avant cette opération, tous les
 terrains compris dans la concession ont été retirés et vendus pour promotion immobilière, toujours en 
faveur de la famille.



LES TERRAINS DE LA STEG
Suite à la privatisation de la Société Ennakl, celle-ci s’est illégalement approprié un terrain public de plusieurs
 hectares rendu accessible suite à la fermeture de la centrale électrique de La Goulette. Sur ce même 
terrain qui possède une berge sur les rives du Canal de Tunis, à quelques centaines de mètres du port,
 M. Matri a fait construire un village touristique comprenant un quai destiné aux bateaux de croisières et 
un centre commercial de plusieurs dizaines de boutiques, le tout bâti sur un terrain appartenant à l’État et 
concédé au Holding PRINCESS (appartenant à hauteur de 90% à Ben Ali et 10% à Matri) sans aucune 

consultation ni appel d’offres.

Cette véritable razzia sur les croisières, dont profitait auparavant l’État par l’intermédiaire de l’OPAT, 

touche également l’ensemble des commerçants du tourisme qui voient petit à petit les croisiéristes limiter 
leur visite au port touristique de M. Matri.
Drôle de façon de promouvoir le tourisme tunisien en limitant la visite des touristes aux berges du 
canal de Tunis, alors que le parc archéologique de Carthage, l’un des plus prestigieux de la Méditerranée, 
est juste à côté.



LES TERRAINS DE LA SONEDE
Le même M. Matri n’a pas trouvé mieux pour élever un palais des 1001 nuits que de le bâtir à

 Sidi Bou Said, sur un terrain appartenant à la Compagnie tunisienne des Eaux : la SONEDE.

Comment ce terrain est-il sorti du patrimoine de la SONEDE pour aboutir dans celui de M. et Mme Matri, 

les Tunisiens aimeraient bien le savoir. Mais le vol manifeste des biens de l’État ne suffit pas, car par 
la construction de ce palais, la famille de M. Ben Ali, certainement frustrée par la richesse des familles royales 
du Golfe, a exposé à tous les regard sa folie des grandeurs car cette habitation de 8 000m2 construits 
contient – outre une mosquée et un garage de plusieurs milliers de m2 – une chambre à coucher 
de 700m2, sans compter les fauves dans le jardin. L’ambassadeur des USA n’a pas manqué de le préciser
 avec un humour moqueur dans un câble révélé par Wikileaks.
Bref, la bêtise et l’avidité sont telles que la famille de M. Matri – une digne famille tunisienne dont un ancêtre
 est un héros de l’Indépendance du pays – renie les frasques du rejeton qui s’est acoquiné avec un
 pouvoir dont les pratiques doivent faire se retourner dans sa tombe le grand et digne Mahmoud el Matri.



jardin public au bénéfice de la famille
La Tunisie compte peu de lieux de loisirs mythiques. Il a fallu raser le dernier d’entre eux, une boîte de nuit
 qui a fait la notoriété internationale de l’ambiance nocturne tunisienne (La Barreka). On a détruit cet 
endroit pour construire un jardin public parsemé de lieux de loisirs tout à fait privés. En effet, un club privé 
et un centre de thalassothérapie gérés par Mme Ben Ali et sa sœur ont été édifiés sur ce terrain public. 
L’investissement a été financé par le frère de Mme Ben Ali, Belhassen Trabelsi, et son associé Hamadi Touil.
On se demande une nouvelle fois comment les mairies – qui sont si souvent tatillonnes sur leurs 
privilèges – accordent avec autant de passe-droits des concessions et des permis de bâtir sur leurs 
propres domaines sans aucune consultation ni appel d’offres.
En fait, il s’agit encore du phénomène de deux poids, deux mesures». Les biens de la communauté 
sont entièrement dévolus aux proches de Ben Ali en faveur desquels aucune loi ne s’applique, à part celle
 du plus fort.



LE SECTEUR DE LA GRANDE DISTRIBUTION
Carrefour
Licence obtenue par l’entremise de Slim Chiboub qui a conditionné son intervention contre une 
somme faramineuse.

Géant
Licence obtenue par la famille Mabrouk grâce à Mme Mabrouk, fille de Ben Ali.

Monoprix
Egalement entré dans le patrimoine des Mabrouk.

Bricorama
Affaire entièrement réalisée par M. Mahbouli puis carrément confisquée par Imed Trabelsi.

LE SECTEUR DE L’INDUSTRIE
Outre les briquetteries qui ont fait l’objet d’une concentration aux mains du discret mais néanmoins actif 
Slim Zarrouk, époux de Ghazoua Ben Ali, il est utile de mentionner le plus grand scandale de l’histoire 
financière de la Tunisie :
Carthage Cement
En matière de détournement de biens publics, l’affaire Carthage Cement est celle où les excès les plus
 incroyables ont été réalisés.
Un pool industriel international mené par des Italiens a proposé à l’État tunisien l’achat de la cimenterie 
de Tunis. Après plusieurs mois de travail et après avoir obtenu l’essentiel des autorisations nécessaires, 
au moment de signer le contrat définitif avec l’État tunisien, les industriels sont contactés par Belhassen Trabelsi qui conditionne l’accord de l’État à 20% de l’affaire (80 millions de dinars).
Choqués par ces pratiques, les industriels se retirent, laissant à Belhassen Trabelsi l’affaire qu’ils avaient
 montée.
Celui-ci procède alors à l’appropriation de plus de 400ha de terrain (acquis au dinar symbolique) 
appartenant à l’État et en flagrante irrégularité avec toutes les règles, fait entrer en bourse 
Carthage Cement qui n’a aucun bilan, et ce, grâce à des banquiers irresponsables. Pour couronner le tout,
 la Société Tunisienne des Chemins de Fers se permet de financer, pour Carthage Cement, 15 kms de
 voies de chemin de fer. Le ministère des Transports et l’Assemblée Nationale n’y voient aucun
 inconvénient. Ne citons pas la Cour des Comptes, la Commission de contrôle des opérations de 
bourse ni tous ces organismes de contrôle mis en place par le régime pour mieux tromper son
 monde et qui harcèlent tous les Tunisiens sauf ceux qui mettent le pays sous leur coupe réglée.
Carthage Cement constitue certainement le plus gros scandale de l’ère Ben Ali, et ce, avec la complicité 
active de plusieurs hauts responsables.



DIVERSES AFFAIRES
L’International School of Carthage.
Un terrain et une subvention d’à peu près 2 millions de dinars du ministère de l’Education nationale 
accordés gracieusement à Mmes Ben Ali et Arafat pour la création d’une école privée!
Alors que les écoles tunisiennes subissent un manque flagrant de budget de fonctionnement, alors que
 les classes sont dans un état de délabrement avancé, un budget national est alloué à une école élitiste 

privée!

Comme si tout cela ne suffisait pas, pour obliger les Tunisiens à inscrire leurs enfants dans son école, 

Mme Ben Ali a usé de tout son pouvoir pour fermer la principale institution concurrente. Le fondateur
 de cette institution, M. Bouabdeli, a été obligé de mener une véritable campagne de presse 
internationale, ponctuée par la publication d’un livre, pour pouvoir recouvrer ses droits. Sans succès.
Comme l’a révélé Wikileaks, Mme Ben Ali s’est même frottée à l’Ecole américaine de Tunis en ordonnant 
au ministère des Finances d’annuler le régime de faveur fiscale dont bénéficiait l’institution américaine.
 Il faut préciser que suite à la petitesse de ces pratiques, le gouvernement américain a revu à la baisse
 ses aides économiques à la Tunisie.



Les bananes de la république
Comme cela devait se faire dans une république devenue bananière, l’importation des bananes a
 été retirée à l’une des plus prestigieuses sociétés de développement tunisienne, la STIL, qui avait 
lancé, au début de la Tunisie indépendante, un exceptionnel plan de développement du Sud et qui 
bénéficiait de plusieurs monopoles d’État. L’un de ces monopoles concernait l’importation de bananes 
qui été soustrait à cette société nationale de développement pour être accordé aux membres de la famille 
Trabelsi, Moncef, ancien photographe de rue et M. Jaraya, son acolyte.
Il faut préciser que les ministres du Commerce se pressaient pour leur signer les licences d’importation et
 obtenir ainsi les faveurs du pouvoir.



La sucrerie de Bizerte
L’importation du sucre était un monopole d’Etat, mais pour mieux se sucrer, M. Belhassen Trabelsi, 
frère de Mme Ben Ali, a décidé de se substituer à ce monopole d’Etat en créant sa propre usine à Bizerte. 
Il s’est même approprié une partie du port de Bizerte pour y installer ses silos. Et ce, avec l’homme d’affaires
 prête-nom Lotfi Abdenadher.

LES ALCOOLS
Comme tout État en développement, les monopoles juteux avaient été accordés, comme nous l’avons 
vu plus haut, à des Sociétés de Développement destinées à mettre à niveau l’économie tunisienne. 
C’est ainsi que le monopole d’importation et de distribution des alcools appartenait, lui aussi, à la STIL. 
Mais la liquidation de cette entreprise particulièrement juteuse ne s’est pas fait attendre et les Trabelsi
 ont immédiatement mis la main sur ses divers monopoles et même sur le marché noir de l’alcool, 
dont la distribution passe obligatoirement par Imed Trabelsi.
Et c’est ainsi que l’œuvre de développement de la Tunisie a été abandonnée au profit de quelques
 personnes sans envergure, pour leur seul profit.
Des régions entières sont ainsi tombées en désuétude, complètement abandonnées par un État devenu
 soucieux du seul enrichissement de Ben Ali et de ses proches qui à leur tour récompensent les agents 
véreux de l’État en leur accordant des postes en haut lieu. L’explication de la déchéance de tout un pays 
apparaît alors dans toute sa simple vérité.



Les trabelsi et Les Ben ali se substituent à la douane
Une multitude de sociétés officient depuis des années au vu et au su de tout le monde pour permettre
 à certains commerçants tunisiens d’importer des produits sans droits de douane avec un prix fixe au mètre 
cube importé.
Les conteneurs passent la douane sans aucun contrôle. Cette pratique avait créé un scandale en 
décembre 2006 à la suite d’une attaque intégriste à Soliman. Tout le monde se demandait si les 

intégristes n’avaient pas fait entrer les armes dans ces conteneurs non contrôlés.

Cette pratique d’importation sauvage contribue à appauvrir tout le tissu industriel tunisien, 

alimente le marché parallèle de produits et d’objets volés et provoque la faillite des honnêtes commerçants.

Les principaux bénéficiaires de ce trafic sont Jalila Trabelsi, sœur de Madame Ben Ali, et Hayet et Kaies

 Ben Ali, sœur et neveu du président et d’autres membres de la famille que nous citerons la prochaine fois.

LE THON TUNISIEN, MONOPOLE DE M. MOURAD TRABELSI, FRERE DE MME BEN ALI
L’exportation du thon est depuis quelques années devenue monopole personnel de Mourad Trabelsi qui est
 également le seul individu autorisé en Tunisie à en faire l’élevage et à l’exporter.



Pêche au Lac de Tunis
Le même Mourad Trabelsi a obtenu, par l’intermédiaire d’un Italien prête-nom, le monopole de la 
pêche au Lac de Tunis. Son unique contrepartie : nettoyer les algues du Lac.
Quel est le prix de la concession ; comment a-t-elle été accordée ? Mourad Trabelsi paye-t-il des impôts en 
contrepartie de ces énormes privilèges?

La friperie
Même système, mêmes bénéficiaires. La friperie n’a pas échappé aux proches de Ben Ali, dont elle est 
devenue une chasse gardée !



Conclusion
Cette énumération est rébarbative tellement le manque d’imagination des proches de Ben Ali est
 éprouvant en matière de détournement de biens publics et autres enrichissements illégaux.
Nous préparons un second dossier où nous poursuivrons l’énumération de ces scandales qui ne doivent
 jamais être oubliés pour que ces gens qui ont mis le pays à genoux puissent payer un jour tous leurs
 méfaits.
Nous tenons également à avertir les Tunisiens des arnaques qui sont déjà en cours de préparation, 
tel le déclassement du terrain de l’ IHEC à Carthage. En effet, les proches du Président considèrent que 
ce terrain, merveilleusement placé sur le versant de l’historique Carthage, conviendrait bien mieux
 à la construction de dizaines de villas pour leur compte. La même logique a été adoptée pour le stade 
Zouiten, situé sur les hauteurs du Belvédère et de Mutuelleville. La même logique a été adoptée pour
 le versant sud de la colline de Gammarth où les constructions vont très bientôt être entamées par un 
certain Imed, clone de son homonyme trabelsien et prête-nom de certains membres de la famille et qui 
a déjà loti un terrain archéologique entre Carthage et La Marsa, terrain déclassé par un ancien dirigeant 
de l’Institut du Patrimoine et par des complicités au sein du ministère de la Culture, nous y reviendrons aussi.

Nous parlerons également du neveu de Ben Ali, Monsieur Mehdi Mlika, et de sa politique d’embellissement
 de l’environnement qui s’est soldée par la simple exécution d’une «Avenue de l’environnement» dans
 chaque ville de Tunisie. L’embellissement de ces artères, qui a consisté en quelques bacs à fleurs et
 terre-pleins gazonnés et quelques horreurs artistiques, a coûté des fortunes dont les principaux 
bénéficiaires sont Mehdi Mlika et Ben Ali, par l’intermédiaire d’entrepreneurs véreux qui n’ont ramassé 
que des miettes. Bref ce sont les budgets des municipalités et du ministère de l’Environnement qui en ont 
pâti.
Nous évoquerons aussi le hold-up réalisé au profit de Sakhr el Matri et du fils de Ben Ali par l’achat au
 nominal des actions du groupe Nestlé détenues par la Banque Nationale Agricole depuis une cinquantaine
 d’années. Nestlé International a violemment réagi devant ces pratiques dignes des pires républiques
 bananières.
Nous évoquerons aussi l’acharnement avec lequel la famille de Ben Ali se réserve tous les marchés publics 
du pays, contribuant ainsi à appauvrir l’État en imposant des prix qui n’ont rien à voir avec la réalité 
des offres.

Nous parlerons du monopole accordé à Moncef Trabelsi dans le transport des produits pétroliers 
dans tout le pays, nous évoquerons les malversations ayant eu lieu autour des projets immobiliers
 géants de Sama Dubai et de Boukhater et qui ont engrangé de telles commissions qu’ils ont fini par
 couler malgré des terrains acquis parfois au dinar symbolique et alors que nos propres entrepreneurs
 sont écartés de ces projets juteux.

Sans oublier la résidence de St Tropez, acquise par Ben Ali et sa femme sous la médiation de Sakhr el Matri 
et François Benaceur.
Nous n’évoquerons pas la saga Imed Trabelsi/Faouzi Mahbouli concernant Bricorama car elle est étalée en
 large et en travers sur Internet.

Par contre, nous reviendrons sur l’affaire de l’aéroport des pèlerins, construit sans appel d’offres ni
 consultation et ayant coûté 10 fois son prix.
Nous parlerons aussi de l’aéroport international d’Enfida et de la concession remportée par la Société 
turque TAV. Cette société, représentée par Belhassen Trabelsi et Youssef Zarrouk, n’était pas en mesure
 de payer la concession. Belhassen Trabelsi leur a concocté, avec l’intervention de Ben Ali, un concours 
bancaire en dinars tunisiens alors que le paiement était prévu en dollars. Comment ce crédit sera 
remboursé alors que l’aéroport reste désespérément désert?

Nous dévoilerons également dans le prochain dossier d’autres détournements de milliards de dinars
 à l’OACA, à la Poste, à Tunisie Télécom, au groupe chimique, au ministère de l’Environnement, etc.

Nous appelons les responsables honnêtes, s’il en demeure, de réagir le plus vite possible en désignant 
une commission d’enquête indépendante qui devra faire la lumière sur toutes ces affaires.

http://latunisiededina.blogspot.com/2015/06/corruption-en-tunisie-ces-affaires.html

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