mardi 9 août 2011

Norvège : Le carnage d’Oslo, un symptôme des dérives de la pensée intellectuelle occidentale




René Naba


L’alliance entre l’extrême droit européenne et Israël: une imposture morale de l’alliance des descendants des victimes du génocide hitlérien avec les héritiers spirituels de leurs anciens bourreaux. 
Anders Behring Breivik, l’auteur des attentats de Norvège, juillet 2011, cite plusieurs dizaines de fois Bat Ye’or dans son manifeste pour expliquer son acte. Bat Ye’or,n est le nom de plume de Gisèle Littman-Orebi (Le Caire, 1933), une essayiste britannique, juive d’origine égyptienne. Son nom de plume Bat Ye’or signifie «fille du Nil» en hébreu. Dans son ouvrage (Eurabia, Islam and Dhimmitude), elle dénonce un accord, ourdi selon elle entre certaines instances dirigeantes européennes et des pays arabes visant à soumettre l’Europe au Monde arabe afin de former une nouvelle entité qu’elle désigne sous le vocable d’«Eurabia». 
Dans son manifeste de 1500 pages, le terroriste norvégien cite plusieurs fois Alain Finkielkraut. Voilà ce qu’aurait écrit Anders Behring Breivik dans son manifeste «A European Declaration of Independence – 2083» (2083, une déclaration d’indépendance européenne): «French philosopher Alain Finkielkraut has warned that “the lofty idea of ‘the war on racism’ is gradually turning into a hideously false ideology. And this anti-racism will be for the 21st century what Communism was for the 20th century: A source of violence”. «Le philosophe français Alain Finkielkraut a prévenu que “l’idée généreuse d’‘une guerre contre le racisme’ se transforme petit à petit en une idéologie monstrueusement mensongère. Et cet antiracisme sera au XXIe siècle ce que fut le communisme au XXe: une source de violence”. 
1- Oslo, lieu chargé d’un lourd symbolisme 
Lieu chargé d’un lourd symbolisme, Oslo, dont le siège du gouvernement a fait l’objet d’un attentat meurtrier, vendredi 22 juillet 2011, a servi de cadre aux négociations qui ont débouché sur les premiers accords directs israélo-palestiniens, les accords d’Oslo, le 13 novembre 1993. 
Fâcheux Hasard, effet d’emballement ou préméditation? Le carnage, qui a fait 76 morts, est intervenu au lendemain de l’engagement du gouvernement norvégien d’agir en faveur de la «reconnaissance de l’Etat palestinien» à l’occasion de la prochaine assemblée générale de l’ONU qui doit se tenir en septembre prochain, alors que les jeunes du parti travailliste norvégien en congrès dans l’île voisine de la capitale prônaient une action plus radicale allant jusqu’au boycottage économique d’Israël. Au point qu’un journaliste israélien réputé, Gilad Atzmon, n’hésite pas à poser ouvertement la question du lien entre cette boucherie et la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanction) dont les jeunes socialistes réclamaient l’application contre Israël sur le modèle de l’Afrique du sud du temps de l’apartheid (1). 
Yasser Arafat, chef de l’Organisation de Libération de la Palestine, et les signataires israéliens de l’accord, le premier ministre travailliste Ytzhak Rabin, assassiné depuis par un ultra sioniste, ainsi que Shimon Pères, à l’époque ministre des affaires étrangères, avaient obtenu conjointement, à cette occasion, le prix Nobel de la Paix, le seul des cinq prix Nobel attribué par la Norvège en vertu des dispositions testamentaires du chimiste Alfred Nobel. Le gouvernement israélien, qui avait déjà vidé de sa substance les accords d’Oslo lors du premier passage au gouvernement de Benyamin Netanyahu, en 1995, envisage d’ailleurs la possibilité d’abroger purement et simplement ces accords en représailles à la proclamation d’indépendance de la Palestine. 
Œuvre d’un fondamentaliste chrétien, proche des milieux de l’extrême droite, cette attaque remet en mémoire les liens de l’extrême droite européenne avec Israël dans une alliance contre nature fondée sur une idéologie particulièrement islamophobe. Selon ses propres aveux, Anders Behring Breivik, le principal suspect de la double attaque meurtrière d’Oslo, ancien membre du «Parti du Progrès» (FrP), la droite populiste), est un nationaliste revanchard, mû par une aversion viscérale à l’égard de l’islam. 
La presse occidentale a traité par le mutisme, voire dans une indifférence coupable, les dérives tant sémantiques que politiques de cette invraisemblable alliance entre Israël et des antisémites notoires européens, scellée par une «Déclaration de Jérusalem» en Décembre 201O, dont l’effet paradoxal aura été de dégrader un peu plus l’image d’Israël dans le monde tout en dédouanant les populistes européens. 
Favorisée par un climat xénophobe relayé au niveau européen par la campagne en faveur de la liberté d’expression à l’occasion de la parution des caricatures de Mahomet, toute une terminologie de stigmatisation a été forgée par les plus en vue des intellectuels médiatiques pro israéliens, pour mettre en accusation toute une frange de la population hostile à l’unilatéralisme de l’axe israélo-américain. 
II- Fascislamisme, Eurabia, Islamo gauchiste: Bat Ye‘or, Alain Finkielkraut Alexandre Adler, Yvan Riouffol, Philippe Val, Bernard Henri Levy et Dominique Strauss Khan. 
Pas un grand journal européen n’a émis la moindre critique contre cette phraséologie islamophobe et arabophobe qui a prospéré dans les débats politiques, particulièrement dans les médias, sous couvert de lutte contre le «terrorisme islamique», pour fustiger en fait les réfractaires à la pensée hégémonique occidentale. 
Pas un n’a émis la moindre réserve contre des propos démagogiques, tels le «fascislamisme» (2), l’expression préférée du tandem magique du journal Le Figaro Alexandre Adler et Yvan Rioufol, ou Eurabia» (3), l’expression forgée par la théoricienne de l’ultra droite européenne, Bat Ye’or, une juive égyptienne de nationalité britannique, icône des milieux d’extrême droite, pour dénoncer une prétendue islamisation rampante de l’Europe, de même que leur sœur jumelle, l’expression méprisante d’«islamo gauchiste», brandie en vue de criminaliser la mise sur pied d’une alliance des exclus de la société d’abondance fédérant les diverses composantes de la société française, au delà des clivages religieux ou communautaires. 
Pas un n’a cillé face au travail de déconstruction historique entrepris par Alain Finkielkraut (4) et Bernard Henry Lévy, présentant, dans une sorte de révisionnisme anti arabe, «l’islamisme radical comme une variante de ce phénomène mondial que fut, il y a presque un siècle, le fascisme», ou encore le dénigrement systématique de la «politique arabe de la France» initié par le CRIF avec le soutien actif de Philippe Val, directeur de Radio France, et de Dominique Strauss Khan, dont le socialiste flamboyant en dénonçait la «supercherie» avant son placement en résidence forcée à Manhattan pour comportement déplacé. 
Pas un n’a fait œuvre de pédagogie sur ce problème complexe, notamment contre cette présentation tendancieuse des faits, qui rend les Musulmans en général et les Arabes en particulier responsables de tous les maux de la planète, alors que les dénonciateurs de l’Islam dans ses diverses déclinaisons, à l’instar du roman enquêteur Bernard Henri Lévy, saluaient, en d’autres temps, les Moudjahiddine afghans de même que les Arabes afghans comme des «combattants de la liberté» en pleine exaltation de la guerre antisoviétique d’Afghanistan (1980-1989). 
Pas un n’a mis en valeur la contribution du Monde musulman à l’implosion de l’Union soviétique et à la Liberté de l’Europe. Coquetterie d’amour propre national, pas un n’a relevé le fait notamment que le Monde musulman et le Monde arabe auront été les principaux alliés de l’alliance atlantique dans l’implosion du bloc soviétique à l’apogée de la guerre froide soviéto-américaine, de surcroît un des principaux pourvoyeurs de combattants durant les deux Guerres Mondiales (1914-1918/ 1939-1945) pour la libération notamment de la France du joug nazi, en même temps que le grand perdant de leur alliance privilégiée avec les Etats-Unis d’Amérique, dont la lourde contribution ne s’est accompagnée de la moindre concession sur leur cause centrale: la cause palestinienne. 
Le même mutisme coupable a été observé lors de la jonction politique entre l’extrême droite européenne et la frange la plus xénophobe de l’échiquier politique israélien, au point que les déplacements en Israël des plus radicaux des dirigeants européens devenaient un exercice obligé du parcours électoral, un passage obligé de la réhabilitation politique et morale d’antisémites redoutables (5). 
III- L’alliance entre l’extrême droit européenne et Israël: une imposture morale de l’alliance des descendants des victimes du génocide hitlérien avec les héritiers spirituels de leurs anciens bourreaux. 
Parmi ces opérations médiatiques, à dividendes électoraux, il importe de signaler le déplacement d’une impressionnante délégation de près de trente-cinq parlementaires et responsables européens d’extrême droite, effectué le 18 décembre 2010 en Israël, durant les vacances de Noel. La délégation couvrait toute la gamme des sensibilités droitières européennes, des populistes de l’UDC aux fascistes suédois, dont le lien commun était une égale islamophobie, amplifiée par le passé nazi ou antisémite avéré de certains des participants. 
La délégation était composée des personnalités suivantes: Geert Wilders, fondateur du PVV (Partij voor de Vrijheid, Parti pour la Liberté), parti populiste néerlandais, Filip Dewinter et Frank Creyelman (responsable de la commission des affaires étrangères, Parlement belge), Heinz-Christian Strache (successeur de Jorg Haïder), René Stadtkewitz (président du Parti de la Liberté Wilderien, Allemagne), Kent Ekeroth (responsable du Parti des Démocrates Suédois), des Suisses et bien évidemment des Danois, dont l’extrême-droite est ouvertement atlantiste. 
Lors de cette tournée, Geert Wilders aura d’ailleurs droit à un entretien personnel avec Avigdor Lieberman, ministre xénophobe israélien des Affaires étrangères alors que, de son côté, la délégation était reçue à la Knesset en loge d’honneur, puis par le maire d’Ashkelon (jumelée avec Aix en Provence), à l’occasion d’une conférence organisée à l’université locale, David Buskila, Maire de Sederot (jumelée avec Antony), membre du parti travailliste, ainsi que par le kahaniste Moshe Feiglin, membre important du Likoud, avant une tournée en «Samarie». 
La délégation se réclamait d’une «European Freedom Alliance (EFA)» qui n’est autre que le nom de la branche européenne de l’«American Freedom Alliance», une de ces officines néo conservatrices islamophobes financées par la lobbyiste milliardaire Aubrey Chernick. Cette dernière a signé une «Déclaration de Jérusalem», qui propose une alliance des démocraties contre «une nouvelle menace globale de type totalitaire: l’islamisme». 
Focalisés contre l’islam (et non contre l’islamisme), ancrés dans la théorie du « Choc des civilisations», partisans de la démocratie directe contre les élites, ces mouvements soucieux de se débarrasser des oripeaux encombrants de l’antisémitisme ont fait une jonction tactique avec Israël promu au rang de «rempart de l’Occident»; une variante de l’expression du président français Nicolas Sarkozy et du journaliste de l’express, Christophe Barbier, présentant l’Etat Hébreu, comme un «rempart du Monde libre», lors de la guerre de destruction israélienne de Gaza, en décembre 2007-janvier 2008. 
La même Logique erratique nourrit la pensée de Claude Goasguen, le député maire UMP du XVIme arrondissement de Paris, pourfendeur par excellence de la bi nationalité, alors qu’il est, paradoxalement, le parrain du plus problématique des binationaux, Gilad Shalit, le tankiste israélien anglophone sans la moindre attache linguistique ou patrimoniale avec la France, qui s’est souvenu néanmoins de sa nationalité française au moment précis de sa capture à Gaza par le Hamas palestinien. 
Prompts à dénoncer, à tout propos et hors de propos, «l’alliance brun, rouge, noir», selon leur propre terminologie faussement scientifique, ces faussaires seront d’une mansuétude extrême à l’égard de cette imposture morale représentée par l’alliance de la xénophobie israélienne avec les antisémites européens, autrement dit l’alliance des descendants des victimes du nazisme avec les héritiers spirituels de leurs anciens bourreaux. 
IV – L’islamophobie est une idéologie de masse qui imprègne lentement la société française. 
«L’islamophobie est une idéologie de masse qui imprègne lentement la société française», observe Nicolas Lebourg, historien spécialiste de l’extrême droite, pointant la responsabilité tant de l’extrême droite radicale française, que de l’UMP, des intellectuels de la gauche laïque ou les grandes chaines de télévision. 
«L’argumentaire islamophobe est né à la marge, dans l’extrême droite radicale, avant de se diffuser dans la société française. Les guerres dans l’ancienne Yougoslavie ont marqué un tournant, avec les premières diffusions de l’idée que l’Europe est en cours d’islamisation. Y compris dans les hauts rangs de l’état-major français et dans une partie de la gauche laïque circulait l’idée que la Serbie était, au Kosovo, en train de défendre l’Europe contre l’islamisation. Depuis dix ans, on laisse le discours islamophobe devenir légitime. On l’entend aujourd’hui sur les grandes chaînes de télévision. C’est trop facile de ne pointer que les radicaux. En France, le discours de l’extrême droite radicale n’est que la caricature de celui entendu à l’extrême droite traditionnelle, à l’UMP, ou dans une partie des intellectuels de la gauche laïque. La terminologie utilisée en France évoque sans cesse, à des degrés divers, l’invasion, la colonisation. A partir du moment où on suggère sans arrêt aux gens qu’ils sont envahis, il est logique qu’au bout d’un moment, cela arme certaines personnes. C’est une idéologie de masse qui imprègne lentement la société», explique-t-il dans une interview à libération parue le 25 juillet 2011. 
V- La première conférence «transatlantique anti-islamisation». 
Cette lune de miel sans accroc devait se conclure par un grand cérémonial à Strasbourg l’été 2011 avec la première conférence « transatlantique anti-islamisation ». Prévue samedi 2 juillet 2011, la conférence n’a finalement pas eu lieu. Les organisateurs l’ayant annulé par suite du refus de l’Institut catholique de leur accorder une salle. 
Le plateau devait réunir les principales têtes de pont de l’islamophobie de part et d’autre de l’Atlantique. Christine Tasin et Pierre Cassen de Riposte Laïque/Résistance Républicaine devaient y prendre la parole, ainsi que Fabrice Robert, le président du Bloc identitaire. Les organisateurs avaient également convié Roberta Moore, représentante de la « section juive » de l’English Defence League, ainsi que Pamela Geller, une activiste américaine, proche de John Bolton, un faucon de l’administration de George W. Bush dont il fut l’ambassadeur auprès des Nations Unies. Auteure du livre « La présidence Post-américaine: la guerre de l’administration Obama contre l’Amérique», Patricia Geller anime aussi «Stop islamization of America». Le Danois Anders Gravers, qui a fondé dans la foulée de l’affaire des caricatures de Mahomet, le groupe «Stop à l’islamisation de l’Europe», était l’une des chevilles ouvrières de ce rassemblement. 
Tous ces grands démocrates, porteurs de civilisation, donneurs de leçon, devraient pourtant se souvenir, dans l’intérêt de la crédibilité de leur message universel, de cette règle d’hygiène morale, qu’ils devraient ériger en ligne cardinale inaltérable: Nos amis sont nos amis, nos ennemis sont nos ennemis, mais les ennemis de nos ennemis ne sont pas nécessairement nos amis. 
Références
1-Sur cette problématique, à l’attention du lectorat anglophone Cf. l’article du journaliste israélien Gilad ATzmon GILAD ATZMON: WAS THE MASSACRE IN NORWAY A REACTION TO BDS? http://www.gilad.co.uk/writings/gilad-atzmon-was-the-massacre-in-norway-a-reaction-to-bds.html 
2- Ce terme est particulièrement utilisé par Alexandre Adler et Yvan Rioufol, (Journal le Figaro) et le groupe des intellectuels gravitant dans l’orbite de la revue «Le Meilleur des Mondes» par recyclage de la terminologie de Bernard Lewis, l’islamologue américain pro israélien, de même que l’expression «Fascisme vert» ou «l’alliance brun rouge noir» pour fustiger toute pensée critique à l’égard de l’unilatéralisme pro occidental. 
3 – Eurabia: terme forgé par Bat Ye’or, nom de plume de Gisèle Littman-Orebi (Le Caire, 1933), une essayiste britannique, juive d’origine égyptienne. Son nom de plume Bat Ye’or signifie «fille du Nil» en hébreu. Dans son ouvrage (Eurabia, Islam and Dhimmitude), elle dénonce un accord, ourdi selon elle entre certaines instances dirigeantes européennes et des pays arabes, visant à soumettre l’Europe au monde arabe afin de former une nouvelle entité appelée Eurabie. Anders Behring Breivik, l’auteur des attentats de Norvège, juillet 2011, cite plusieurs dizaines de fois Bat Ye’or dans son manifeste pour expliquer son acte. 
4- A propos d’Alain Finkielkraut, voir à ce propos son intervention au centre de civilisation française de l’Université de Varsovie, le 27 juin 2011 sur le thème « Qui a peur du multiculturalisme en Europe ?» où le philosophe développe sa démonstration de la disparition de l’identité française. Dans le rapport de 1 500 pages, le terroriste norvégien cite plusieurs fois Alain Finkielkraut. Voilà ce qu’aurait écrit Anders Behring Breivik dans son manifeste «A European Declaration of Independence – 2083» (2083, une déclaration d’indépendance européenne): «French philosopher Alain Finkielkraut has warned that “the lofty idea of ‘the war on racism’ is gradually turning into a hideously false ideology. And this anti-racism will be for the 21st century what Communism was for the 20th century: A source of violence”. «Le philosophe français Alain Finkielkraut a prévenu que “l’idée généreuse d’‘une guerre contre le racisme’ se transforme petit à petit en une idéologie monstrueusement mensongère. Et cet antiracisme sera au XXIe siècle ce que fut le communisme au XXe: une source de violence” [ce, dans une interview au quotidien israélien Haaretz, le 17 novembre 2005, ndlr]. D’autres français sont cités par le meurtrier norvégien: Jacques Chirac (les bruits les odeurs), Nicolas Sarkozy « les moutons que l’on «égorge dans les baignoires». D’après les chiffres de l’ONU et de l’Ined (Institut national de la démographie), pourtant, la proportion d’immigrés (étrangers résidant en France et Français aillant acquis la nationalité) est stable depuis vingt ans : 10,7% en 2010 contre 10,4% en 1990.» http://www.rue89.com/2011/07/27/finkielkraut-malade-de-son-obsession-du-metissage-215843 
5- Sur la jonction entre Israël et l’extrême droite israélienne, Cf. à ce propos

ainsi que la série «Israël: De la propagande» du site www.renenaba.com
1 er volet: Du bon usage de la Bible http://www.renenaba.com/israel-de-la-propagande-part-13-2/
2eme volet: Hasbara, Kiss, spot and shot, le vade mecum des outils de la communication http://www.renenaba.com/israel-de-la-propagande-part-23/
3eme volet: « La Soft Warfare” (La douce guerre): Al Jazira en exemple et les Sayanim à contribution. http://www.renenaba.com/israel-de-la-propagande-part-33/ 
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http://www.renenaba.com/norvege-le-carnage-d%E2%80%99oslo-un-symptome-des-derives-de-la-pensee-intellectuelle-occidentale/

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